yannick dacheville à la plage avec sa femme

Yannick Dacheville donne les techniques efficaces pour apprendre la voile

Pour Yannick Dacheville, il n’existe pas de parcours typique pour apprendre à faire de la voile. En Europe, plusieurs compagnies maritimes proposent la location de bateau à des tarifs souvent attractifs. Pour une première fois, il est recommandé de naviguer avant de penser à partir seul à l’aventure. Un voilier ne demande pas de permis particulier mais requiert de la pratique avant de pouvoir être manié facilement. Pour apprendre la voile, les plaisanciers peuvent s’inscrire dans des clubs ou allouer les services d’un skipper professionnel. Ce dernier les accompagne tout au long du périple pour veiller à tous les aspects techniques (réglage des voiles, manœuvres de ports, sécurité, choix du lieu de mouillage). La co-navigation est aussi un excellent moyen pour apprendre la voile. Calqué sur le covoiturage, ce modèle permet aux propriétaires de bateau de choisir d’embarquer des équipiers à leur bord.

Yannick Dacheville livre les notions rudimentaires à connaitre pour apprendre la voile

La poupe, aussi appelée arrière du bateau, se trouve comme son nom l’indique à l’arrière de l’embarcation. L’étrave désigne l’avant du bateau. Il est important de connaître son emplacement pour pouvoir définir deux des termes les plus courants de la voile, tribord (à droite de l’étrave) et bâbord (à gauche de l’étrave). Comme les termes « droite » et « gauche » peuvent prêter à confusion lorsqu’ils sont employés en mer, ces mots sont utiles pour définir les différents côtés du voilier en relation avec l’étrave. « Sous le vent » et « face au vent » sont utilisés pour indiquer la direction du vent. L’un indique la direction dans laquelle souffle le vent et l’autre celle opposée au vent.

Situé au bas du mat principal, le tangon est une perche horizontale qui, grâce à son réglage en direction du vent, permet d’harnacher la puissance du vent pour que le bateau se déplace en avant ou en arrière. Placé sous le voilier, le gouvernail est un morceau de fibre de verre, de bois ou de métal plat qui permet de gouverner le bateau. Dans les navires les plus imposants, cet outil est dirigé par un volant. En revanche pour les plus petites embarcations, le mécanisme de gouverne se trouve à l’arrière, explique Yannick Dacheville sur son blog.

L’empannage, la manœuvre opposée du virement, consiste à faire tourner l’arrière de la flotte dans le vent de sorte à ce que le vent passe d’un côté du bateau à l’autre. A l’inverse, le virement est une action de base qui permet de faire tourner l’étrave dans le vent de sorte à ce que le vent circule d’un côté à l’autre. Il est à noter que le tangon se déplace toujours d’un côté à l’autre durant ces deux manœuvres.

Les manœuvres fondamentales du voilier

Avant de quitter le port, il faut demander au chef de bord comment s’y prendre. Ce professionnel explique alors comment il prévoit de faire et à quel niveau il aura besoin d’une assistance. Une connaissance du vocabulaire de la voile est primordiale. Il ne faut surtout pas hésiter à rappeler sa langue maternelle avant les échanges. La sortie consiste à larguer au fur et à mesure les amarres et à quitter au moteur la place occupée.

Le largage des amarres

L’expression « larguer les amarres » consiste à détacher les tours de cordes autour d’un point fixe ou du taquet. L’enroulement d’une amarre permet de réduire la tension de la corde qui se propage dans les tours. Après que toutes les amarres soient rangées sur le navire, les débutants doivent défaire le nœud de cabestan afin de le ranger au besoin entre la coque du bateau et celle d’un ponton. Pour se faire, ils doivent prendre un pare-battage, un gros boudin blanc ou bleu marine. Yannick Dacheville (visiter son site en cliquant ici) recommande de rester dans la position accroupi pour éviter de gêner la visibilité du barreau et garder tous ses membres à l’intérieur du bateau. Hisser la Grand Voile ou la Grande Voile, consiste à monter la voile maitresse d’un voilier le long du mat en le tirant avec une drisse. La première fois sur un voilier, il est préférable d’observer les manœuvres de l’équipage afin de bin voir et cerner leurs buts. Cela est différent de rester passif. Il s’agit plutôt de se concentrer pour avoir un aperçu global de la manœuvre et de sa finalité. Au port, l’utilisation du nœud de cabestan sans demi-clé est nécessaire pour attacher les pare-battages.

Barrer un voilier

Yannick Dacheville affirme qu’il existe deux manières de barrer selon l’allure. Pour barrer un voilier au près serré, il faut chercher à freiner le moins possible en utilisant sans à coup le safran et avec parcimonie. Lorsqu’il est bien réglé, il se rapproche facilement du vent. Son assiette s’aplatit lorsqu’il est trop près du vent. Le bateau abat légèrement avant de retrouver sa gite initiale.

Pour accomplir cette manœuvre lorsque la mer est agitée ou forte, le barreur redouble d’astuces pour dicter sa trajectoire. Lorsque le voilier réagit comme un pendule, il faut pomper à la barre pour éviter le mal de mer et casser le rythme. En plus, il faut attaquer la vague. Cela consiste à relâcher sur la crête, à accompagner puis à reprendre en attendant la vague d’après. Dans un port, il faut tester la marche avant et la marche arrière. D’abord, il faut fixer un objectif virtuel et s’y arrêter, puis faire des cercles de plus en plus petits. Cette manœuvre consiste à travailler par coups de gaz successifs. Une première impulsion fait tourner le bateau.

Au près, le voilier est « aspiré » par le vent. Le réglage de la Grande Voile se fait comme celui de l’avant. Elles doivent être toutes les deux parallèles. Une observation des penons permet d’avoir une bonne compréhension de la situation. Ces brins de laine ou de tissu doivent êtres tous parallèle. S’ils réagissent d’une manière inappropriée, cela signifie que la voile n’est pas dans l’axe du vent.

Au portant, c’est la Grande Voile qui décide de la direction que prend le navire. Lorsqu’elle est lattée, le navigateur doit faire preuve de finesse pour ajuster le réglage.

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